• 15Nov

    Vintage Trouble, Interview Exclusive !!

    Vintage Trouble en première partie…

    C’est le 3 juillet que notre équipe à découvert Vintage Trouble en première partie de The Who à Paris Bercy. Le coup de foudre était instantané, nous voulions en savoir plus… Un premièr album formidable The Bomb Shelter Sessions et une tournée en première partie des plus grands : Gov’t Mule, Bon Jovi, The Rolling Stones

    Vintage Trouble, An American blues rock band.

    Le groupe s’est formé en 2010 à Hollywood en Californie dans le plus pur style rétro tout droit venu des années 50-60. Les quatre membres : Ty Taylor (chant), Nalle Colt (guitare), Rick Barrio Dill (basse) et Richard Danielson (batterie) sont désormais partout, la conquête des Etats-Unis et même de l’Europe est assurée. Ty Taylor nous a accordé sa première interview avec un média Français.

     

    Pouvez-vous nous parler de l’histoire de votre groupe, comment vous vous êtes rencontrés et comment vous avez formé le groupe ?

     Réponse : On vivait tous à ou près de Los Angeles, on était tous musiciens et on avait essayé de former des groupes de toutes sortes. Je connaissais Nalle depuis près de 14 ans, on écrivait des chansons et on jouait ensemble de temps à autre. Le dernier groupe dans lequel étions était une bonne vieille formation rock’n roll mais nous avions d’autres ambitions, on voulait créer quelque chose de plus Soul/Rhythm and Blues. Je connaissais Rick Barrio Dill car nous avions fait de nombreux bœufs ensemble. Dès que nous nous sommes rencontrés j’ai su que ce serait le bassiste qu’il fallait à nos morceaux car je savais qu’il appréciait particulièrement le Rhythm and Blues des années 50 et 60. Le seul problème au moment du gain d’enthousiasme à l’égard des Vintage Trouble, ça a été le départ de Rick afin d’explorer les scènes musicales de Nashville. Je me souviens d’un matin où j’étais parti faire une randonné, Dalle et moi voulions enregistrer une chanson donc j’ai téléphoné à Richard du haut du Runyon Canyon à Los Angeles et je lui ai demandé si il était  intéressé à l’idée de venir jouer un peu de batterie pour nous le soir même. Il a tout de suite dit oui. Bien que cela soit difficile, on a joint Rick à Nashvilles et lui avons demandé de revenir à Los Angeles pour compléter le groupe même si je savais qu’il n’avait pas mis le pied en dehors de Nashvilles depuis plus d’un mois. Il a répondu à l’affirmative. On a tout de suite frappé fort. Ça s’est fait très facilement car après avoir répété notre premier morceau en studio, Blues Hand Me Down, nous savions que nous ne pouvions plus revenir en arrière. On a décidé de ne pas tenir compte de toutes les foutaises que l’on peut entendre parfois ou que l’on peut lire dans le Los Angeles magazine et simplement jouer le plus possible pour tout le monde, peu importe où et quand. Vous savez, quand les choses se passent bien vous le ressentez. Je suis si content que nous n’ayons jamais entravé le flux de choses.

    D’où vous est venu l’idée de former un groupe avec des influences si marquées ? Quelles sont ces influences ? En ce moment quel est votre « genre » favoris ?

     Réponse : Je pense qu’on a juste laissé les choses venir comme elles étaient, de s’ouvrir et naturellement aller là où nous le voulions. Nous avons presque tous le même âge mais venons d’endroits différents. Nous nous sommes trouvés des intérêts communs pour la musique Rhythm and Blues Américaine.

    Nous nous sentons tous profondément connecté à ce genre de musique et c’est donc naturellement qu’on a décidé que c’est ce que nous allions jouer.

    Sur la route, nous écoutons beaucoup de Rhythm and Blues du milieu des années 50 et de la Soul comme Little Richard, Ike et Tina Turner, Joe Tex, Magic Sam… On varie aussi avec Muddy Waters, les Beatles, Stones, Booker T and MG’s, Led Zeppelin.

    Nous partons beaucoup en tournée ce qui nous permet de rencontrer de nouveaux artistes très talentueux et on fait tourner leurs albums quand on en a l’occasion. Des artistes comme Paloma Faith, Carolyn Wonderland, Alabama Shakes, Gary Clark Jr, Black Keys, Jack White, Macklemore/Ryan Lewis, Lianne La Havas et Michael Kiwanuka.

    Vous êtes très proches de votre public, pourquoi? Comptez-vous rester aussi proche avec ce public dans le futur ?

     Réponse de Rick Barrio Dill : on puise cette incroyable énergie directement chez nos amis qui sont extrêmement talentueux et qui viennent voir nos concerts et sont toujours heureux participer à l’ambiance que l’on y créer.

    Immédiatement à nos concerts on a pu voir naître et croître cette vibration qui s’est naturellement ouverte à chacun et s’est répandue. Nous en avons appris toujours plus de cette force , nous en avons appris plus sur nous même, et sur tous les gens avec qui nous entrions en contact à ce moment là.

    On en est à un point où on peut dire aujourd’hui que les gens constituent la cinquième personne de notre groupe. Les « fauteurs de trouble » font partie du concert que cela soit dans la pièce, lors des afters, ou sur internet et dans leur communautés, chaque jour.

    Devenir proche avec autant de gens est devenu de plus en plus naturel pour nous et par chance, cela se répand continuellement en cette chose magnifique qui nous attend partout où nous nous rendons sur cette planète.

    C’est un formidable honneur et nous sommes très chanceux d’être capable d’en être les instigateurs.

    Nous espérons continuer dans ce sens et apprendre à mieux vivre comme cela pour le plus longtemps possible.

    Pouvez vous nous en raconter un peu plus au sujet de votre DVD « 80 concerts en 100 jours » ? Dans la bande annonce, on peut apercevoir certains artistes prestigieux comme Brian May, Jon Bon Jovi ou encore Hugh Laurie…

     Réponse : Tout cela a commencé en 2011 quand nous avons participé à une émission de télévision Britannique qui s’appelait le Jools Holland Show. C’est Hugh Laurie qui nous avait présenté à l’antenne pour une des deux chansons que nous jouions qui s’appelle Blues Hand Me Down. Ce moment nous a propulsé en sixième place des sujets les plus abordés dans le monde. Ça a littéralement fait crasher notre site web et nous avons récolté une première place pour l’album le plus vendu RnB et une deuxième place comme l’album le plus vendu dans la catégorie rock sur Amazon.

    A partir de là, nous avons entamé une série de 100 jours au Royaume Uni et dans plusieurs coins d’Europe. Nous sommes passé des petits clubs à jouer dans une obscurité élémentaire jusqu’à décrocher une tournée théâtrale avec Brian May de Queen. Cela s’est poursuivi par une tournée des stades avec Bon Jovi avec un total de 80 concerts en 100 jours, d’où le nom du documentaire. C’était inespéré qu’une équipe de film nous demande de nous suivre et de nous documenter pendant ce temps sur la route puisque nous ne savions pas que cela allait avoir lieu. « 80 concerts en 100 jours » donne les détails de cette merveilleuse ascension dans les premiers moments de Vintage Trouble. 

    Quels sont vos projets ? Est-ce qu’un nouvel album est en préparation ?

     Réponse : Nous sommes actuellement en tournée et nous poursuivrons ensuite par une autre tournée aux États-Unis avec Gov’t Mule en Novembre. On a vraiment hâte d’y être ! Oui, un second album est en préparation déjà avancée. Nous avons écrit et enregistré tellement de choses ces deux dernières années sur la route ! Nous rassemblons tous cela dans de grandes sessions d’écoute que nous effectuerons en fin d’année. Nous allons faire le tour de ce que l’on aime vraiment, s’assurer que l’on est satisfait des chansons et des enregistrements. Il est probable que l’album sorte courant Février de l’année prochaine.

    Nous venons aussi de sortir un double Dvd documentaire/concerts en live disponible sur notre site vintagetrouble.com Nous avons écrit et sorti deux chansons sur le nouvel album de Stax Booker T. Jones qui s’appelle Sound The Alarm. Nous travaillons aussi à la sélection de chansons que nous avons joué ces dernières années pour sortir un album live dans peu de temps. C’était vraiment une superbe aventure et nous essayons juste de devenir meilleur tout le temps en le faisant pas à pas et en restant connecté au plus grand nombre d’âmes possible.

    Vous pouvez découvrir d’autres chansons de Vintage Trouble dans l’émission consacrée aux découvertes le mardi 26 novembre sur Radio Jeune Reims à 20h00 www.rjrradio.fr Nous vous ferons également découvrir Gray Clark Jr, Johnny Gallagher, Anouk Aïata, l’incroyable Dallas Frasca et quelques autres…
    Antoine Lacroix

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